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Theo Hakola & Lolito & Alexandre Varlet & Maud Lübeck

Janvier 24, 2013

En ce jeudi 24 janvier 2013, Les Disques du 7ème Ciel fêta le lancement de cinq nouveaux albums fraichement sortis des presses.
Belle salle de concert parisienne, Le Petit Bain accueilli le temps d'une soirée mémorable les nouvelles signatures du label : une release party éclectique avec les déflagrations blues rock de THEO HAKOLA et pop rock de LOLITO, le folk acéré d'ALEXANDRE VARLET et la malice charnelle de MAUD LÜBECK, nouvelle présence lumineuse d'une chanson française minimaliste et suggestive.

Activiste culturel engagé, THEO HAKOLA se fait remarquer dans les années 80 et 90 au sein d'Orchestre Rouge puis de Passion Fodder avant de se lancer en solo. Producteur du premier album de Noir Desir et invité régulier en première partie de Nick Cave & The Bad Seeds, Hakola écrit depuis le début de ses aventures des chansons à la fureur exacerbée mais aussi les plus belles lignes d'amour.
Son nouvel album, This Land Is Not Your Land, sorti en version double vinyle sur Les Disques du 7ème Ciel le jour même de cette release party. Accompagné de ses fidèles WOBBLY ASHES, Hakola nous offrit un concert intense et d'une grande beauté.

Quatuor pop rock qui explosa sa coquille en 2009, LOLITO sort son premier album homonyme fin 2012 sur Les Disques du 7ème Ciel. Influencé par Pixies, Blonde Redhead ou Beastie Boys, le groupe propose des chansons courtes et électrisantes. Joyeux et pleins de fougue, nos quatre énergumènes n'hésitent pas à échanger les rôles et leurs instruments.
Complice à la vie comme à la scène, Lolito fit remuer nos gambettes frigorifiées (ce soir-là, il faisait un froid de canard) et afficha un large sourire dont le public, loin d'être acquis d'avance, s'empara sans crier gare.

Après quatre albums parus chez BMG ou Fargo, ALEXANDRE VARLET sort son cinquième album sur Les Disques du 7ème Ciel en ce début d'année 2013. Influencé par le post-punk et la new wave des années 80 (Joy Division, Current 93, Cocteau Twins, The Cure) Varlet tente dès son premier disque de retranscrire, avec sa guitare acoustique, les émotions que lui procure alors l'écoute de ces groupes.
Une guitare en bois, quelques mots incisifs, une sincérité peu commune et des blagues entre les chansons : ce soir, il n'en fallut pas plus à Varlet pour offrir à son public de belles émotions, et ce malgré un set bien trop court.

Nourries au sein du meilleur de la chanson française des années 60 (Barbara, Françoise Hardy, Serger Gainsbourg) comme à celui d'une pop britannique de format court et sans chichis, les chansons de MAUD LÜBECK enivrent avec une douceur toute maternelle.
Accompagnée à Petit Bain de Simon Beaudoux (Exsonvaldes), Maud ouvrit le bal de cette soirée en semant ses chansons à tiroirs dont une écoute attentive dévoile toute la richesse harmonique et littéraire.
Le premier album de Lübeck, La Fabrique, est sorti fin 2012 dans une belle édition vinyle sur Les Disques du 7ème Ciel. Ce disque est accompagné de Lobotom, un album concept inédit et intriguant, influencé par Serge Gainsbourg (période Melody Nelson) et Tim Burton.

Photos

Chroniques

Pour leur Release Party organisée au Petit Bain afin de présenter leurs dernières parutions, Les Disques du 7ème Ciel proposaient un plateau éclectique et passionnant avec pas moins de quatre groupes ou artistes.

MAUD LÜBECK ouvrait le bal, accompagnée de Simon Beaudoux (EXSONVALDES) à la guitare, déployant un bric-à-brac façon coffre à jouets (tourne-disques, boîte à musique miniature, bruits du métro enregistrés sur dictaphone) pour présenter les chansons de sa malicieuse Fabrique dont on ne se lasse décidément pas.
La Fabrique, qui vient de ressortir en vinyle au 7ème Ciel, est accompagné d'un album inédit, l'étrange et fascinant Lobotom.

Si l'on garde une petite frustration du set d'ALEXANDRE VARLET, c'est à cause de sa brièveté. Alors qu'on commençait vraiment, pleinement, à s'immerger dans sa musique, tout prenait déjà fin, nous laissant avec le sentiment que ce folk sombre et méditatif aurait pu nous emmener assez loin.
On en gardera le souvenir d'un beau set à l'ambiance intimiste et fragile, d'une manière séduisante d'étirer les notes de sa guitare pour leur donner la substance insaisissable de volutes de fumée se déployant dans l'air.

LOLITO ou le concert le plus festif de cette soirée spéciale 7ème Ciel. Deux filles et deux garçons à l'énergie hautement contagieuse jouant une pop acidulée et sautillante qui donne en live une furieuse envie de se trémousser.

THEO HAKOLA possède l'une de ces voix de conteur de blues qui vous saisissent aux tripes dès l'instant qu'elles s'élèvent. Lorsqu'il démarre ce soir par Quicksilver, on est frappé d'entendre cette voix remplir soudain tout l'espace, jusqu'à paraître se glisser sous votre peau.

Un conteur à la NICK CAVE dont il évoque parfois l'intonation et la manière de faire sonner les mots. Avec son costume et sa silhouette tout en longueur, il en impose. Son groupe aussi, qu'il affuble de surnoms changeants, et au sein duquel on reconnaît la violoniste Bénédicte Villain et le guitariste Matthieu Texier qui l'accompagnent depuis longtemps.

Le set fut intense et beau, culminant vers la fin par une splendide version de The West is dead où la section rythmique (Tatiana Mladenovitch alias FIODOR DREAM DOG et Laureline Prod'homme, ex-CANDIE PRUNE) se changeait en chorale le temps d'un splendide moment d'émotion.

– Le Cargo / Mélanie Fazi

Le jour de la sortie de son cinquième album, ALEXANDRE VARLET est venu défendre ses nouvelles compositions sur la belle scène de la péniche parisienne Petit Bain. La soirée était organisée par le label Les Disques du 7ème Ciel qui présentait par la même occasion trois autres de ses signatures, MAUD LÜBECK, LOLITO et THEO HAKOLA.

Après un set concis et attachant de Maud Lübeck, qui nous aura joliment charmés avec ses comptines rêveuses, Alexandre Varlet entre en scène. Seul avec sa guitare et quelques pédales d'effet en sus. Dès ce premier morceau d'ouverture, Patience, ce talent trop bien caché de la chanson française nous envoute. Il réussit à nous transporter dans son univers sensible, mélancolique et intimiste.

Avec ses nouvelles chansons, on ne peut pas dire que le garçon aura mis toutes les chances de son côté pour s'assurer un certain succès commercial. Et on lui en sait gré. Alexandre Varlet continue son chemin, trace sa route. Celle qui lui permet d'aller vers toujours plus de dépouillement, pour se rapprocher au plus près d'une authenticité, d'une vérité qu'il a à cœur de trouver, de faire partager.

Ces mélodies jouées sur des open tuning, en finger picking la majeure partie du temps, sont d'une richesse harmonique de toute beauté. La prestation est excellente.

Ses deux précédents disques, enregistrés et mixé par Nicolas Leroux avaient esquissé cette direction. Si Ciel De Fête était joyeux, rock et déjà plutôt dépouillé, Soleil Noir enfonçait le clou dans un clair-obscur oscillant entre tension, intensité et relâchement.

De l'eau a coulé sous les ponts depuis l'enregistrement de ce diptyque. On retrouve un Varlet en paix avec lui-même et qui semble avoir fait un trait sur la nécessité d'être populaire et de vendre des disques pour pouvoir vivre de sa passion.

C'est avec lucidité, détachement et mélancolie qu'il explore les recoins de son âme, de ses sentiments, de notre existence. Une chanson comme Mon garçon nous mettrait presque la larme à l'œil.

Le seul bémol de cette soirée sera la durée du set du Monsieur : à peine une demi-heure. On reste sur notre faim et on attendra en vain un rappel qui ne viendra pas.

Un artiste que l'on aimerait voir plus suivi et qui mériterait tellement plus d'attention.

– Mind Riot Music

Hier soir, sur les bords de Seine, au pied de la Bibliothèque François Mitterrand, le Petit Bain accueillait le label Les Disques du 7ème Ciel qui célébrait la sortie des albums de quatre artistes maison. MAUD LÜBECK, ALEXANDRE VARLET, LOLITO et THEO HAKOLA (pour une édition vinyle limitée de son dernier opus).

Nous passerons sous silence les prestations des trois premiers groupes de cette soirée hétéroclite pour nous concentrer sur celle de cet américain installé à Paris depuis la fin des années 70, personnage charismatique qui signe, avec This Land Is Not Your Land, son grand retour.

Ancien membre des groupes ORCHESTRE ROUGE puis PASSION FODDER qui signa cinq albums chez Barclay entre 1985 et 1991, on retrouva également Theo Hakola aux manettes du premier album de NOIR DESIR (1987) ou de celui des HURLEURS (1996).
En solo depuis 1993, on l'a vu également auteur de romans (au Serpent à plumes et aux éditions Intervalles), auteur, metteur en scène ou compositeur pour le théâtre, il sort aujourd'hui son sixième album studio.

Sur scène, costume de rigueur pour cet activiste culturel, entouré de ses fidèles musiciens, THE WOBBLY ASHES : Bénédicte Villain (violon), Matthieu Texier (guitare), Laureline Prod'homme (basse, ex-CANDIE PRUNE) et Tatiana Mladenovitch (batterie) pour un voyage dans le Grand Ouest.
Même s'il annonce sa mort (The West is dead), on retrouve bien cette ambiance, cette atmosphère dans les chansons de ce grand et chic échassier à l'humour pince sans rire.

Car Theo Hakola, c'est avant tout un univers. Pas vraiment de petites mélodies qui restent dans la tête quand on sort du concert. Des paroles dites comme autant de textes en prose qui s'élèvent sur des lignes musicales hypnotiques. Un violon ''Dirty Old Town'' qui parfois devient mandoline, des guitares slidées, une basse primitive, une batterie à la précision irréprochable.

On n'est jamais bien loin, même au niveau du chant, de NICK CAVE, des TINDERSTICKS ou de nos regrettés JACK THE RIPPER, comme les membres d'une grande et belle famille, perdue dans un bayou à l'élégance rare.
Le plaisir est là, intense et habité, pour ne pas dire écorchée, laissant découvrir des émotions à fleur de peau qui nous laissent penser que le dépaysement a été, le temps d'une rencontre, total.

– Emergenza / Matthieu B. Michon

Les Disques du 7ème Ciel est un jeune label parisien qui s'était fait remarquer en sortant en 2010 deux très beaux objets, des vinyles 10'' de BIRCH BOOK et d'AND ALSO THE TREES limités à 500 exemplaires. Les deux groupes étaient venus jouer sur la terrasse de Damien, "tenancier" du label et organisateur de feu Les Concerts du 7ème Ciel qui avaient lancé la mode des concerts en appartement.

L'expérience était resté sans suite jusque récemment, si ce n'est une compilation gratuite d'inédits en MP3 des divers groupes invités sur la terrasse qui reprennent chacun des chansons des autres.
Puis quatre nouveaux artistes ont rejoint le jeune label amateur de beaux objets : Maud Lübeck, Alexandre Varlet, Lolito et Theo Hakola.

MAUD LÜBECK a sorti La Fabrique en CD il y a quelques mois déjà, mais elle vient fêter la sortie de l'édition vinyle de son disque aux influences entre BARBARA et FRANCOISE HARDY. Seule aux claviers ou accompagnée d'un guitariste, elle déroule tranquillement les titres de son album, Les larmes gelées, La balançoire ou Je t'aimais trop interprétée en fin de concert.

ALEXANDRE VARLET a sorti son premier album en 1998. Je me souviens l'avoir vu, déjà sur une péniche à l'époque. Il attendait les gens à l'extérieur, sur le ponton et les recevait en leur serrant la main, en échangeant quelques mots avec eux. C'était amusant et sympathique. A l'époque, il était accompagné d'un second guitariste, mais au Petit Bain, il est tout seul avec sa guitare sèche.

Sa voix est bien particulière, parfois proche des accents de FRANCIS CABREL. Son folk sombre et mid-tempo s'impose tranquillement. Ses textes sont extrêmement travaillés, mais la scène n'est pas le meilleur endroit pour les découvrir. Quoiqu'il en soit, Alexandre Varlet réussit un set agréable et sans accroc.

Vient le tour des lillois de LOLITO, pas exactement des inconnus puisque les trois quarts du groupe composé de quatre individus composaient jadis le groupe GOO GOO BLOWN. Les deux garçons et les deux filles, dans le style Demoiselles de Rochefort punks, envoient une power pop acidulée super efficace. L'influence des B-52's ou d'ELASTICA est évidente. Si une radio passait encore de la bonne musique, chaque chanson est un single potentiel.

Puis c'est enfin THEO HAKOLA qui entre sur scène. Pour lui aussi, l'album This Land Is Not Your Land est sorti il y a quelques mois. Le voici édité maintenant en double vinyle dans une pochette et avec une rondelle centrale qui rappellent les vieux disques de blues. Le design de l'objet est encore une fois absolument réussi. Quand on sait qu'il n'est édité qu'à 300 exemplaires, je ne peux que vous encourager à vous presser de l'acquérir.

Theo Hakola, c'est la classe. Très droit, en costume trois-pièces sombre, son regard perçant pointé sur la table de mixage. Les WOBBLY ASHES sont en ordre de marche. Tatiana Mladenovitch, alias FIODOR DREAM DOG, à la batterie, Matthieu Texier, l'ancien des HURLEURS dont l'ultime album avait été produit par Theo Hakola, à la guitare, Laureline Prod'homme, ex CANDIE PRUNE, à la basse et l'indéboulonnable Bénédicte Villain au violon qui travaille avec le sieur Hakola depuis bientôt un quart de siècle.

Le groupe est encore plus soudé qu'il y a quelques mois à la Flèche d'Or. Les titres du dernier album s'enchaînent en commençant par Quicksilver, llmarinen's lament et Dead souls singing. Sur la chanson The West is dead, "la plus belle de l'album" dira mon voisin au type qui l'accompagnait, ce sont Laureline et Tatiana qui assurent le chant féminin qui ouvre le morceau.

En fin de set, And bleed that river dry, extrait de l'album What Fresh Hell Is This? de PASSION FODDER paru en 1991, fera dire à notre chroniqueur, Monsieur Var, qu'il s'était pris une grosse madeleine entre les mâchoires.

Il est maintenant temps de rentrer mettre les vinyles des quatre artistes et groupes sur la platine, en se remémorant tous les bons moments de la soirée.

– Froggy’s Delight / Laurent Coudol

Theo Hakola & Lolito & Alexandre Varlet & Maud Lübeck

Saison 1 Archive

  • The Sleeping Years
  • Dave Olliffe & Frédéric D. Oberland
  • Les Fragments de la Nuit
  • Michael Wookey
  • Richard Lewis
  • In Gowan Ring
  • And Also The Trees
  • Heligoland

Saison 2 Archive

  • Frànçois,<br /> Luc
  • Chapi Chapo & Les Petites Musiques de Pluie
  • Michael Wookey,<br /> Orouni
  • Glen Johnson & Angèle David-Guillou
  • Kwoon
  • Whalebone Polly,<br /> Ladybird,<br /> Rozi Plain

Saison 3 Archive

  • Tiago Sousa
  • Vradiazei
  • Andy Skellam,<br /> The Hand,<br /> Ichi
  • Birch Book
  • Loney Dear,<br /> Tom Cooney
  • Robert Gomez,<br /> Erica Buettner,<br /> The Resident Cards
  • Alexandre Varlet
  • Josh T. Pearson
  • Lolito
  • Julien Ribot,<br /> Maud Lübeck
  • Transbeauce,<br /> Diego Zavatarelli
  • The Daredevil Christopher Wright

Saison 4 Archive

  • Mark Fry,<br /> We Were Hunters
  • Holden
  • Mark Beazley,<br /> Belle Arché Lou
  • Theo Hakola
  • A-Lix,<br /> Pete Astor
  • Jérôme Minière,<br /> Agathe
  • The Missing Season,<br /> Perce-Neige
  • Catchers,<br /> This Is The Kit

Out of Season

  • Gareth Dickson,<br /> Fiodor Dream Dog
  • French For Rabbits,<br /> Flip Grater,<br /> B’ee

Dehors

  • And Also The Trees
  • In Gowan Ring,<br /> Lisa o Piu,<br /> Diego Zavatarelli
  • Theo Hakola,<br /> Lolito,<br /> Alexandre Varlet,<br /> Maud Lübeck
  • Goodbye Ivan,<br /> In Gowan Ring
  • Horla Patrie,<br /> Richard Lewis
  • Minors,<br /> Daniel Chavis
  • Heligoland,<br /> She Owl