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And Also The Trees

September 22, 2008

At the beginning of the 80s, Robert Smith asked AND ALSO THE TREES, an unknown group at the time, to support THE CURE on two of their British tours.
The relationship between them became more than professional (Smith produced one of their first demos and Lol Tolhurst, The Cure drummer at the time, produced their first album), developing into a long-term friendship, combined with an mutual admiration for each other's work.

In 2006, twenty seven years after the first And Also The Trees concert, which took place in a small town in Warwickshire, they recorded one of their best albums, (Listen For) The Rag And Bone Man, and proved themselves to be one of the few surviving 80s post-punk bands to still hold our attention.

Adapting to the intimacy of 7ème Ciel, three members of AATT – Simon Huw Jones on vocals, Justin Jones on acoustic guitar and Ian Jenkins on double bass – came to play on 22 September 2008. It was their first ever acoustic gig. The concert delighted the group so much that they released an acoustic album of some of their greatest songs, called When the Rains Come, in 2009, and then followed it up with two acoustic European tours.

The friendship between And Also The Trees and 7ème Ciel was sealed a year later with the release of a very beautiful 10" vinyl on the new label Les Disques du 7ème Ciel.

Photos

Reviews

Ah oui, on était beaucoup à être en mode "si on m'avait dit que j'assisterais à ça il y a vingt ans..." ce soir-là. Pensez-vous, AND ALSO THE TREES, groupe culte né dans les années 80, qu'on est sans doute nombreux à avoir découvert dans le sillage de THE CURE, And Also The Trees en concert rien que pour nous, une poignée de fans transis (un peu dans tous les sens du terme), dans une formation acoustique totalement inédite, y compris pour le groupe, sur un toit de Paris, avec le Sacré-Coeur illuminé en fond, ça avait quelque chose d'irréel.

Au début, ça devait même paraître assez étrange au groupe lui-même, qui avait seulement disposé de l'après-midi pour répéter ses titres dans cette configuration jamais tentée ; exit en effet la batterie de Paul Hill, si impériale et fondamentale la veille à l'Alhambra lors du concert du groupe ; exit également Emer Brizzolara aux claviers, malgré quelques interventions discrètes du bord de la terrasse au mélodica sur certains morceaux.

Quand le groupe attaque ce concert par Shantell, un de leurs premiers titres, la voix de Simon Huw Jones semble peiner à trouver sa place entre la guitare douze cordes de son frère et la contrebasse de Ian Jenkins, à tel point qu'un spectateur peu délicat lui demandera de chanter un peu plus fort. Mais très vite, Simon prend la mesure de l'acoustique du lieu (du ciel ?) et sa voix trouve toute sa puissance, son intensité et sa richesse.

Le groupe pioche dans bon nombre de ses albums, avec une préférence pour le dernier en date, (Listen For) The Rag And Bone Man, dont on imagine assez facilement qu'il se prête davantage à l'exercice que de plus vieux morceaux. D'ailleurs, le morceau de bravoure de tous leurs concerts depuis sa création, Slow Pulse Boy, n'aura pas droit de citer ce soir, faute de batterie.

Le trio est visiblement à l'aise, détendu, et échange quelques vannes avec le public de connaisseurs. Les chansons s'enchaînent et ce malgré le vent frisquet qui doit un tout petit peu raidir les doigts de Justin et Ian sur leurs instruments - je vous avoue que je serais bien en peine de vous en rendre compte avec précision, tant je suis emporté par l'excellence de cette prestation.

Le concert s'achève avec une version de Vincent Craine dont l'intensité n'a rien à envier à celle de sa grande soeur électrique - Justin abandonne pour l'occasion sa douze cordes pour une guitare six cordes gentiment prêtée par Cathimini d'Abus Dangereux -, et Virus Meadow, grandiose, puis c'est la fin. Un rappel ? Après quelques hésitations, c'est un morceau du dernier album, Rive Droite, que joue le groupe pour clore le concert, après s'être assuré que son titre était bien adapté à la situation géographique du lieu.

Voilà, c'est fini, c'était un grand moment, et pas seulement parce qu'on y était. Il est temps de redescendre de notre nuage, des étoiles pleins les yeux, en discutant entre fans ou en échangeant quelques mots avec le groupe. And Also The Trees mérite bien de sortir du navrant et réducteur ghetto médiatique de groupe gothique dans laquelle on le cantonne depuis vingt ans.

– POPnews / Guillaume Sautereau

Ce qui s'est passé ce soir-là sur les toits de Paris restera pour ceux qui y ont participé un moment d'exception. Ce n'était en rien un concert ordinaire, comme ceux auxquels s'astreignent les groupes après la sortie de leur nouvel album. Celui-là, AND ALSO THE TREES l'avait donné presque un an avant, à la Maroquinerie, devant un public totalement acquis. Ce n'était pas non plus un concert destiné aux fans... il avait eu lieu la veille à l'Alhambra, le public écoutant respectueusement le groupe qui interprétait avec soin et avec un plaisir évident l'album (Listen For) The Rag And Bone Man, avant de s'offrir Virus Meadow, exécutés l'un et l'autre consciencieusement, dans l'ordre original. Ce n'était pas non plus un after show destiné aux VIP. Ça, le groupe n'en aurait pas voulu.

Sur ces toits parisiens, c'était "simplement", et jamais ce mot n'a eu autant de sens, "simplement" un rendez-vous auquel étaient conviés des gens "ordinaires". Et ça, Damien et Julie, les organisateurs de l'évènement, l'avaient souhaité, c'est même le sens premier de ces concerts au 7ème Ciel, dans le cadre desquels le couple convie, dans son petit appartement, une poignée d'invités. Dix heureux gagnants au concours organisé pour l'occasion sur le site Popnews, auxquels ce sont ajoutés tout au plus vingt amis. Trente âmes en tout et pour tout réunies avec Simon, Justin, Paul, Ian et Emer.

Dès 20h30 (personne ne serait arrivé en retard tant le sens de l'évènement sonnait pour tous comme une évidence), et pendant près d'une heure, chacun tente de se frayer un chemin, entre couloir et salon entre fauteuil et canapé, entre Justin et Simon, croisant les uns, les autres, profitant de chaque instant avec ses propres moyens. "Bonjour, je suis votre plus grand fan..." lance fièrement l'un d'eux à Simon, un autre entreprend avec Justin un retour détaillé sur le concert de la veille, alors qu'un troisième ironise avec Paul sur les problèmes de Pamelia Kurstin et de son thérémine lors du même concert.

Les cinq personnes les plus à l'aise ce soir-là sont sans conteste les membres du groupe. Les autres, chacun avec son tempérament, tentent, simplement, de "profiter" de l'évènement, cherchant des marques littéralement impossibles à poser, dans cet appartement à l'atmosphère devenue pour le moins... surréaliste.

21h30, rendez-vous sur la terrasse triangulaire sur laquelle vient de se réunir le groupe. Communion ? Réunion ? Un rendez-vous. Une rencontre. Un cadeau. Il fait moins de 10 degrés ce soir-là, le ciel est dégagé et le vent souffle légèrement. Le Sacré Coeur, en arrière-plan s'éclipse derrière Simon, il fait froid, Justin, surtout ses doigts, en souffre, Simon, sa gorge, aussi. Il tousse, se lance...

Shantell
Mary of the Woods
Candace
Feeling Fine
Dialogue
Mermen of the Lea
The Way the Land Lies
The Cyclone
In my House
There Was a Man of Double Deed
Stay Away from the Accordion Girl
Vincent Crain
Virus Meadow
Rive droite

Le groupe prend un plaisir ostensible à interpréter cette sélection de morceaux dans des versions acoustiques, sans batterie, forcément différentes, mais tellement magiques. La voix de Simon est plus que jamais exceptionnelle, car il se trouve à peine à... deux mètres du plus mal placé d'entre nous. Il ne cesse de parler, ils sont à l'aise, s'amusent, la tension se maintient du côté du public. Plus d'une heure de concert à l'issue de laquelle trente personnes et cinq autres, tous frigorifiés, gèrent un trop-plein d'émotion d'une intensité inouïe. Ce qui s'est passé ensuite ? Tous se sont de nouveau réunis dans l'appartement, ensemble. Tous avaient les yeux qui brillaient. Simplement.

– Premonition / Christophe Labussière

Au premier abord, faire jouer AND ALSO THE TREES en acoustique est une idée aussi incongrue que THE YOUNG GODS. Mais fort de cet exemple parfaitement réussi (écoutez Knock On Wood si ce n'est déjà fait), Damien, qui a créé l'association Les Concerts du 7ème Ciel, a invité le groupe à se produire sur sa terrasse, à la tombée de la nuit. Pénétrer dans cet ilot du XVIIIème arrondissement où l'eau coule à flot dans une grande fontaine et les arbres emplissent les espaces entre les étages est déjà une expérience en soi et augure du meilleur.

Pourtant, un message de Simon dans l'après midi m'alarme un peu: "You don't by any chance have a 6 strings acoustic guitar, do you ?" Pas très motivés les gars, s'ils se rendent compte qu'il leur manque l'un des éléments essentiel du concert à trois heure de l'après midi... La suite me prouvera que j'avais tord.

Mais pour l'heure, gâteaux et boissons attendent la vingtaine de happy few chaudement vêtus qui vont pouvoir prendre place sur ce triangle magique qui domine les toits de Paris. Simon se change comme à chaque fois qu'il monte sur scène tandis que Justin, en bon anglais, restera stoïquement vêtu de son seul complet noir, alors qu'il fait au plus 5°C dehors. La frêle Emer fait les cent pas avec son petit piano à bouche sous le bras tandis que Paul sourit jaune, frustré de ne pas pouvoir accompagner de ses baguettes les chansons soigneusement choisies pour être jouées pour la première fois en acoustique.

La nuit tombe, le Sacré Cœur s'éclaire, le vent se lève, les caméras se mettent en place... Justin arbore une magnifique douze cordes (achetée lorsqu'il était ado en hommage à SIOUXSIE & THE BANSHEES) qui va enfin connaître son heure de gloire. Ian, emmitouflé dans un large manteau de laine, essaie une dernière fois la contre basse que lui a prêté Damien. Simon prend place sur un tabouret dont il ne cessera de se servir comme un tremplin vers le ciel parcouru par de petits avions silencieux.

Shantell ouvre le bal et tout de suite la mélodie et l'intensité de l'interprétation trouvent le bon accord. La lumière tamisée qui baigne les visages souligne l'intimité du moment. Plus que de simples privilégiés, nous nous sentons complices d'une expérience qui va bien tourner. Au fur et à mesure que les morceaux s'enchainent, le trio se détend et les sourires s'échangent. Justin frotte les cordes avec son médiator ou les pince avec ses doigts nus, soulignant l'intensité de tel ou tel riff, s'alignant sur la ligne de basse ou au contraire retrouvant l'essence de la mélodie qu'il a créée il y a des années sur une guitare électrique.

Emer intervient timidement par ci par là, Ian improvise même un petit accompagnement vocal pour remplacer les synthés d'un des morceaux. Justin empoigne enfin la 6 cordes que je me suis coltinée à travers tout Paris (merci à Geoffroy de TYCHO BRAHE). Les breaks de Vincent Craine sont aussi hantés que s'ils étaient traversés d'électricité. Simon se balance, gagné par le plaisir du chant à nu et l'ambiance chaleureuse de la petite assemblée. Il tombe à genoux pour un Virus Meadow magistral et je retiens mon souffle, à un jet de mains de son bras qu'il agite dans l'air, comme possédé par le morceau. La fièvre enfin retrouvée dans la nuit gelée de Paris nous gagne nous aussi. Personne n'a envie que ça s'arrête. Alors, Ian propose un Rive Droite enjoué pour rendre hommage à leur hôte et faire retomber la tension.

– Abus Dangereux / Cathimini

And Also The Trees

Season 1 Archive

  • The Sleeping Years
  • Dave Olliffe & Frédéric D. Oberland
  • Les Fragments de la Nuit
  • Michael Wookey
  • Richard Lewis
  • In Gowan Ring
  • And Also The Trees
  • Heligoland

Season 2 Archive

  • Frànçois,<br /> Luc
  • Chapi Chapo & Les Petites Musiques de Pluie
  • Orouni,<br /> Michael Wookey
  • Glen Johnson & Angèle David-Guillou
  • Kwoon
  • Whalebone Polly,<br /> Ladybird,<br /> Rozi Plain

Season 3 Archive

  • Tiago Sousa
  • Vradiazei
  • The Hand,<br /> Ichi,<br /> Andy Skellam
  • Birch Book
  • Loney Dear,<br /> Tom Cooney
  • Robert Gomez,<br /> Erica Buettner,<br /> The Resident Cards
  • Alexandre Varlet
  • Josh T. Pearson
  • Lolito
  • Maud Lübeck,<br /> Julien Ribot
  • Diego Zavatarelli,<br /> Transbeauce
  • The Daredevil Christopher Wright

Season 4 Archive

  • Mark Fry,<br /> We Were Hunters
  • Holden
  • Mark Beazley,<br /> Belle Arché Lou
  • Theo Hakola
  • Pete Astor,<br /> A-Lix
  • Agathe,<br /> Jérôme Minière
  • The Missing Season,<br /> Perce-Neige
  • Catchers,<br /> This Is The Kit

Out of Season

  • Gareth Dickson,<br /> Fiodor Dream Dog
  • French For Rabbits,<br /> Flip Grater,<br /> B’ee

Outside

  • And Also The Trees
  • Diego Zavatarelli,<br /> In Gowan Ring,<br /> Lisa o Piu
  • Theo Hakola,<br /> Lolito,<br /> Alexandre Varlet,<br /> Maud Lübeck
  • In Gowan Ring,<br /> Goodbye Ivan
  • Richard Lewis,<br /> Horla Patrie
  • Minors,<br /> Daniel Chavis
  • Heligoland,<br /> She Owl